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Ces îles françaises que nos voisins revendiquent

Le drapeau français flotte sur de nombreux territoires de notre région mais cette présence est contestée. A quelques jours du voyage de François Hollande dans l’océan Indien, voici un tour d’horizon des revendications territoriales de nos voisins.

Tromelin, 1 km² de sable

Tromelin, 1 km² de sable

Au sommet de la Commission de l’océan Indien (COI) à Moroni ce samedi, le chef de l’Etat français va s’entretenir avec l’ensemble de ses homologues de la région. Nul doute que les revendications territoriales seront au menu des échanges car dans la région, la présence de la France est contestée en de multiples endroits. En fait, seule La Réunion et son statut de département français ne fait l’objet d’aucune opposition officielle.

Avec Maurice, c’est l’île Tromelin qui est en question. Située à 450km à l’est de Madagascar et à 535km au nord-ouest de La Réunion, l’île d’une surface d’un seul kilomètre carré est occupée à l’année par quatre salariés de Météo France qui se relaient. Elle fut le théâtre en 1761 d’un drame entré dans l’Histoire. Le territoire, intégré aux Iles éparses, est placé sous l’autorité du préfet des TAAF installé à Saint-Pierre (La Réunion).
L’île Maurice revendique sa souveraineté sur ce bout de sable et surtout sur la zone de pêche et les eaux riches en thons qui l’entourent. Après de longues années de négociations, Tromelin a fait l’objet d’un accord de cogestion en 2010, ratifié par Maurice mais pas encore par la France. Le texte est bloqué dans le processus parlementaire.

Le Canal du Mozambique et ses richesses potentielles

©TAAF

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Les quatre autres Iles éparses sont, elles, revendiquées par Madagascar. Les Glorieuses (au nord de Mayotte), Bassas da India, Europa et Juan de Nova (au sud du Canal du Mozambique) sont également rattachées aux TAAF. Si elles ne sont pas habitées en permanence, quelques militaires et des scientifiques y assurent une présence régulière ou permanente.

« Je promets de me battre pour la restitution de nos îles », avait déclaré Hery Rajaonarimampianina dans une allocation télévisée, quelques heures avant la fin de la campagne électorale malgache le 23 octobre dernier. « Cela fait dix ans que Madagascar se bat pour avoir ces îles. Elles contiennent beaucoup de richesses, d’où la difficulté de les récupérer », avait-t-il ajouté. Depuis Hery a été élu président.

Une « mer du Nord » en puissance

Là encore, ce ne sont donc pas les îles en elles-mêmes qui suscitent la convoitise mais leur richesse connue et surtout supposée : leur zone économique exclusive (ZEE), extrêmement vaste et riche en poissons, pourrait également contenir des hydrocarbures. La découverte de pétrole et de gaz au Mozambique voisin a aiguisé les appétits. Le canal du Mozambique serait même « une prochaine mer du Nord en puissance », selon un rapport de United States geological Survey (USGS) de 2010, en référence au pétrole présent au large de la Grande-Bretagne.

Les 43,2 km² de terres de ces quatre territoires génèrent une zone économique exclusive (ZEE) de 636.000 km2… soit une bonne moitié du Canal du Mozambique.

Discuter d’une cogestion

Exposition sur la richesse de la flore d'Europa organisée par le Conservatoire botanique de Mascarin, au mois d'Août à La Réunion

Exposition sur la richesse de la flore d’Europa organisée par le Conservatoire botanique de Mascarin, au mois d’Août à La Réunion

« Le fait que l’on puisse y découvrir des ressources, c’est un point positif mais qui ne change pas la position de la France : nous sommes légitimes dans ces îles », souligne Pascal Bolot, actuel préfet, administrateur supérieur des TAAF. « La souveraineté française sur ces îles est une question réglée », confirme le Quai d’Orsay.

C’est justement ce que conteste Madagascar. Indépendante depuis le 26 juin 1960, elle n’a pas digéré que le général de Gaulle ait signé un décret quelques semaines avant – le 1er avril – pour les détacher de la Grande île. Deux résolutions de l’ONU de 1979 et 1980 « invitent » la France à ouvrir « sans tarder » des négociations pour une « réintégration » de ces îles « séparées arbitrairement de Madagascar ».

Au Quai d’Orsay, on fait valoir que « les différends sont gelés et que l’enceinte des discussions, c’est la Commission de l’océan Indien (COI) ». Les présidents français et malgache s’y rencontreront justement samedi. « La question de la cogestion, nous sommes prêts à en discuter », assure-t-on au ministère des Affaires étrangères.

Enfin, autre île sujette à tension, cette fois avec les Comores : Mayotte. Une question que nous connaissons bien.
RR
Le Journal de Mayotte

Source : http://lejournaldemayotte.com/une/ces-iles-francaises-que-nos-voisins-revendiquent/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ces-iles-francaises-que-nos-voisins-revendiquent

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