Eric Koury, le phénix de l’aérien, prépare un nouveau décollage.

Eric Koury, ex-PDG d’Air-Antilles. Le phénix de l’aérien, prépare un nouveau décollage.
Plus de deux ans après la faillite retentissante d’Air Antilles et les démêlés judiciaires qui ont suivi, l’homme d’affaires Eric Koury revient sur le devant de la scène. Selon plusieurs sources spécialisées, il est à l’origine de la création d’une nouvelle société dont l’activité principale sera le transport aérien de passagers et de fret.
Un retour attendu dans un secteur qu’il connaît par cœur
-
Ancien patron d’Air Antilles, Eric Koury n’a jamais vraiment quitté l’univers aérien.
-
Malgré un procès pour escroquerie et travail dissimulé durant la crise sanitaire, il semble déterminé à reprendre les commandes d’une compagnie.
-
Sa nouvelle société, en cours de lancement, ambitionne de faire voler à nouveau des avions sous sa direction.
Un héritage familial et culturel marqué.
-
Eric Koury est guadeloupéen d’origine libanaise, issu d’une famille commerçante bien connue.
-
Il est le fils de Raphaël Koury, propriétaire du bazar “Cash Affaires” situé à Bergevin, Pointe-à-Pitre, et le fils de Colette Koury ancienne présidente de la Chambre de commerce de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.
-
Ce parcours illustre la continuité d’une tradition entrepreneuriale familiale, transposée de la sphère commerciale vers le secteur stratégique du transport aérien.
Un secteur stratégique et prestigieux.
Le transport aérien reste un domaine à forte dimension politique et économique. Dans les Antilles, il est vital pour la mobilité des populations, le tourisme et le fret régional. Revenir dans ce secteur, c’est aussi renouer avec un symbole de prestige et d’influence.
Des zones d’ombre qui persistent.
-
Le nom d’Eric Koury reste associé à des difficultés judiciaires et à la faillite d’Air Antilles en 2022.
-
Ses projets suscitent autant d’intérêt que de scepticisme : pourra-t-il convaincre investisseurs et autorités de lui accorder une nouvelle licence de transport aérien?
Ce que cela signifie pour les Antilles.
-
Si ce projet se concrétise, il pourrait redonner un souffle au transport aérien régional, fragilisé par les crises successives.
-
Mais il pose aussi la question de la confiance : les passagers et partenaires suivront-ils un entrepreneur dont la réputation reste controversée ?
En résumé : Eric Koury, guadeloupéen d’origine libanaise et héritier d’une tradition commerçante locale, tente un retour audacieux dans l’aérien. Sa nouvelle société, dédiée au transport de passagers et de fret, pourrait bientôt décoller. Mais ce projet reste entouré d’incertitudes, entre ambitions industrielles et héritage judiciaire.
Eric Koury a bien été condamné en mai 2025.
Le tribunal de Pointe-à-Pitre l’a reconnu coupable d’escroquerie et de travail dissimulé liés à la période de la crise sanitaire. Il a écopé de 18 mois de prison avec sursis probatoire, assortis d’une amende de 100 000 euros et d’une interdiction de gérer des entreprises ou de passer des marchés publics pendant 5 ans.
Les détails de la condamnation.
-
Peine principale : 18 mois de prison avec sursis probatoire.
-
Amende : 100 000 euros.
-
Interdictions : gérer une entreprise et passer des marchés publics pendant 5 ans.
-
Obligations du sursis probatoire : travailler, payer les sommes dues et indemniser les victimes.
Contexte.
-
Les faits reprochés remontent à la période mars 2020, septembre 2021, en pleine crise sanitaire du Covid-19.
-
Eric Koury était poursuivi pour avoir mis en place des pratiques frauduleuses dans la gestion d’Air Antilles et Air Guyane.
-
Malgré une défense jugée “rodée”, le tribunal a estimé que les charges étaient suffisamment établies pour prononcer une condamnation.
Conséquences.
-
Cette condamnation fragilise son image publique et pourrait compliquer ses projets de relance dans le secteur aérien.
-
Toutefois, le sursis probatoire lui évite la prison ferme, ce qui lui laisse une marge de manœuvre pour continuer ses activités, sous réserve de respecter ses obligations judiciaires.
Interdiction de gérer une entreprise, et pourtant il veut créé une compagnie aérienne ?
C’est là toute la contradiction qui alimente les débats autour d’Eric Koury.
Le cadre légal.
-
En mai 2025, il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis probatoire, assortis d’une interdiction de gérer une entreprise ou de passer des marchés publics pendant 5 ans.
-
Concrètement, cela signifie qu’il ne peut pas diriger officiellement une société ni en être le gestionnaire légal.
Comment contourner cette interdiction ?
Dans ce type de situation, plusieurs scénarios sont possibles :
-
Créer une société via des prête-noms : il peut être à l’origine du projet, mais confier la gestion légale à une autre personne.
-
Jouer un rôle d’investisseur ou de conseiller : il n’est pas interdit d’investir ou d’inspirer un projet, tant qu’il ne figure pas comme dirigeant officiel.
-
Attendre un éventuel recours : il pourrait faire appel de la décision ou espérer une réduction de sa peine et de ses interdictions.
Ce que cela révèle.
-
Son initiative de lancer une nouvelle compagnie aérienne, malgré l’interdiction, montre une volonté de rester dans le secteur et de maintenir une influence.
-
Mais cela soulève des questions de crédibilité et de légalité : comment convaincre investisseurs, autorités et passagers si son nom reste associé à une condamnation et à une interdiction de gestion ?
En résumé : Eric Koury ne peut pas légalement gérer une compagnie aérienne aujourd’hui. S’il est derrière un nouveau projet, ce sera probablement par le biais d’intermédiaires ou d’une structure où il n’apparaît pas comme dirigeant officiel.
Partager cet article





Laisser un commentaire