L’agent du SPIP entretenait une liaison avec un détenu

Dans les audiences de juge unique, les procès sortent souvent de l’ordinaire. Celle du jeudi 22 octobre pourrait rester dans les annales.
Un homme de 38 ans est poursuivi pour violation de domicile, menace de mort et violences, ayant entrainé une incapacité de travail n’excédant pas 8 jours. Jusque-là, rien d’exceptionnel au tribunal. Mais l’avocat de la victime demande au juge le huis clos total au motif qu’une personne concernée par le dossier fait partie de l’administration pénitentiaire. Il est soutenu par le procureur. Malgré l’opposition de l’avocat du prévenu, le juge accorde le huis clos total.
Même la presse ne peut donc assister à ce procès. Une mesure exceptionnelle qui éveille naturellement notre curiosité.
Tout s’explique. La victime est une femme, agent du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP). Et la raison de l’altercation intrigue encore plus.
Quelques semaines plus tôt, le prévenu rend visite à cette employée du SPIP. Cet ancien détenu souhaite la revoir, elle non. Lorsqu’il était incarcéré, elle l’avait assisté. Au fil des entretiens, ils étaient devenus amants.
Mais en août, elle lui annonce qu’elle souhaite mettre fin à leur relation. Le soir du 18 août, l’homme se rend au domicile de son ancienne maîtresse pour protester. Elle subit des violences. Un autre homme est au domicile, l’époux de la victime… qui se trouve être le directeur du centre de détention de Tatutu.
Compte tenu du huis clos total, nous n’avons pas eu connaissance des échanges en salle d’audience. Le délibéré sera rendu le 12 novembre.
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