Le tireur du Chaudron se dit choqué d’apprendre que sa compagne est inquiétée dans une affaire de stup’

Né en 1993 à Cayenne en Guyane, Stewart C.H. est le tireur présumé de plusieurs coups de feu dans une rue du Chaudron ce 21 février. Il a été mis en examen et écroué.
Il est 23h30 au cœur du Chaudron ce mardi 21 février lorsque des coups de feu retentissent. Guillaume R. aurait reçu deux ou trois tirs avec une arme de poing et serait blessé à la cuisse.
« Il a 10 jours d’ITT. Si on avait voulu le tuer, on lui aurait tiré dans la tête », plaide Maître Marie Briot, avocate du tireur présumé mis en examen pour tentative de meurtre ce vendredi en fin d’après-midi.
Dans le cabinet de la juge des libertés et de la détention (JLD), ce dernier indique qu’il n’a rien fait. Selon ses dires, il se trouvait avec sa concubine au moment des faits. En dépit de ses déclarations, le procureur de la République a requis son placement en détention provisoire pour éviter les risques de pression sur la victime ainsi qu’une réitération.
L’intéressé a déjà été poursuivi pour des violences avec armes et jugé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. L’homme a également fait l’objet d’une condamnation pour trafic de stupéfiants. En 2013, il ne s’était pas présenté à l’audience de jugement et un mandat d’arrêt avait été délivré à son encontre. La peine a été effectuée en 2018.
Ticket gagnant
En défense, Me Briot fait valoir que la compagne de la victime n’a rien vu. Une voisine aurait déclaré avoir aperçu un homme avec une queue de cheval, ce qui ne correspond pas à la description du mis en cause.
Le tireur présumé vit de paris sportifs. A ce titre, un ticket gagnant d’une valeur de 2800 € a été retrouvé dans ses affaires au moment de sa garde à vue.
En défense, Me Marie Briot indique que son client « n’a rien fait ». Elle évoque une autre procédure qui viendrait d’être ouverte pour trafic de stupéfiants et dans laquelle la compagne de son client serait inquiétée. « Je suis choqué », déclare celui-ci en apprenant la nouvelle.
Ses arguments non pas convaincu la juge des libertés qui a décidé du placement du mis en examen en détention provisoire.
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