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Nouveaux maires : les défis d’une bonne gestion

Au lendemain des élections, il se pourrait que même les heureux élus aient la gueule de bois : leurs équipes devront voter des budgets reposant sur des taux d’imposition douloureux… un mandat qui appelle à un comportement et à une gestion exemplaire.

Mairie Koungou« La clé c’est la transparence. Ceux qui ne sont pas au pouvoir ne doivent pas avoir l’impression d’être volé par ceux qui l’exercent. Il faut faire comprendre à ceux qui gagnent une élection que cela ne leur donne pas tous les droits et qu’après une victoire électorale, on doit partager les ressources avec les plus faibles »… C’est Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU pendant 6 ans, qui s’exprime ainsi dans l’hebdomadaire Le Point, à propos de l’exercice du pouvoir en Afrique…

La formule est aisément transposable à Mayotte. Les maires ne sont pas plutôt élus que les critiques fusent : « Ils sont tous pareil. Pendant leurs mandats, ils disent qu’ils n’ont pas de moyens, et au moment des élections on se demande d’où sort l’argent de la campagne », râle Ahmed sur le marché de Koungou.

Et la pression est forte cette année. Premières équipes municipales à être constituées depuis la départementalisation de l’île, elles n’ont pas encore fini de se constituer qu’elles devront voter les budgets intégrant la réforme fiscale. Avant le 30 avril 2014 pour les communes dont le budget n’est pas contrôlé par la Cour Régionale des Comptes via le préfet, et avant le 15 juin pour les autres. Un court délai donc, qui fondra en cas de recours des perdants auprès du Tribunal administratif.

Fini le copinage

Les élus et les nombreux employés de la mairie de Mamoudzou lors d'une manifestation

Les élus et les nombreux employés de la mairie de Mamoudzou lors d’une manifestation

Un mois pour fixer les taux d’impôt locaux pour les particuliers et les entreprises alors que la campagne a très peu porté sur ce sujet. Le fraîchement élu maire de Dzaoudzi-Labattoir, Said Omar Oili nous disait avoir déjà programmé une analyse prospective des finances de sa collectivité, pour évaluer le niveau de recettes nécessaires et fixer les taux d’imposition en fonction.

La variable d’ajustement sera une fois encore la masse salariale et seules les communes ayant évité la politique du copinage s’en sortiront, et encore. En effet, les budgets les moins déficitaires seront de toute manière plombés par la mise en place de l’indexation des salaires des fonctionnaires, 10% en plus cette année pour atteindre 40% en 2017. Difficile donc de dégager de l’épargne pour investir dans les projets répondant aux fonds européens. Les taux d’imposition risquent donc d’être très élevés…

En attendant que les communes collectent l’impôt, elles recevront une Dotation globale versée par l’Etat, évaluée sur les recettes douanières 2012.

Le Centre national de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) a du pain sur la planche, seuls quatre des maires ayant pu profiter de formations ont été reconduits. Les autres devront regarder à deux fois avant de remanier totalement des cadres compétents.

Et prendre conscience que la clef, c’est la transparence…

Anne Perzo-Lafond

Source : http://lejournaldemayotte.com/2014/04/nouveaux-maires-les-defis-dune-bonne-gestion/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nouveaux-maires-les-defis-dune-bonne-gestion

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