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Un an d’inéligibilité requis contre Nassimah Dindar pour une “banale prise illégale d’intérêts”

Rejugée devant la cour d’appel ce jeudi matin, l’ancienne patronne des pompiers est soupçonnée d’avoir favorisé l’embauche d’une femme de ménage et d’un jardinier au SDIS en 2015. Relaxée en première instance, la prévenue et ses avocats se sont montrés convaincants ce jeudi dans le prétoire de la rue Juliette Dodu. La décision attendue le 1er juin prochain pourrait avoir des conséquences sur l’avenir de la sénatrice.

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C’est sans grande conviction que la procureure générale a proposé ce jeudi midi à la cour d’appel de prononcer la peine de 6 mois de prison avec sursis et 1 an d’inéligibilité à l’encontre de la sénatrice Nassimah Dindar, rejugée pour prise illégale d’intérêts à la demande du parquet général et ce, à l’issue de deux ans de tergiversation. En première instance, l’ancienne présidente du Conseil départemental et du SDIS, le Service départemental d’incendie et de secours, avait été relaxée, les premiers juges n’ayant pas été convaincus par les preuves apportées par l’enquête préliminaire.

Dans ses réquisitions, Fabienne Atzori a espéré expliquer “avec plus d’efficacité” pourquoi, selon elle, l’ancienne patronne des pompiers avait demandé à ce que deux personnes de sa connaissance, sa femme de ménage et un jardinier, soient embauchées au SDIS. “Une banale prise illégale d’intérêt” selon l’avocate générale mais qui a porté atteinte à la liberté d’accès à l’emploi à d’autres candidats. “Je ne sous-estime pas les conséquences de la peine que je requiers” a conclu la magistrate. En clair, si cette peine était prononcée par la cour d’appel le 1er juin prochain, Nassimah Dindar pourrait ne pas être en mesure de présenter sa candidature aux prochaines sénatoriales en septembre prochain.
 


Des tensions, des conflits et une situation “peu saine” au sein du SDIS

En attendant, c’est un dossier bien vide qui s’est retrouvé au coeur des débats ce jeudi matin et dans lequel de nombreux représentant du SDIS de l’époque ont été entendus. A écouter certains passages de leur déclaration, tout a été dit et son contraire faisant écho à la situation “peu saine” qui régnait au sein du CASDIS (conseil d’administration, ndlr) à cette époque. Car s’il y a bien un élément sur lequel tout le monde est d’accord, c’est que le SDIS “ne marchait pas bien” et que de vives tensions et de nombreux conflits entachaient les relations de la hiérarchie.

A “trois colonels qui se tiraient dans les pattes”, il faut ajouter la dimension politique et “un certain machisme” à l’égard de Nassimah Dindar, ainsi que l’a relevé avec objectivité la procureure générale. Mais pour revenir au fond du dossier qui date d’il y a sept ans, celui-ci s’appuie sur “deux déclarations de personnes qui étaient des opposants à Madame Dindar, des ennemis” rappelle Me Normane Omarjee en défense. Selon la robe noire, ces preuves ne seraient confirmées par aucun écrit. Un argument qui fait écho au procès-verbal de synthèse établi par l’enquêtrice ayant réalisé les investigations dans le cadre de l’enquête menée par le parquet de Saint-Denis. Celle-ci concluait son rapport en indiquant que les déclarations à charge contre la prévenue “étaient à relativiser”.

Des déclarations à charge “à relativiser”

Autre déclaration qui interroge, celle de la femme de ménage dont le recrutement aurait été favorisé. Cette dernière aurait indiqué ne pas savoir si sa patronne était intervenue en sa faveur pour son embauche : “si elle l’a fait c’est dans mon dos. Et si c’est la cas, elle aurait pu me donner un meilleur poste”.

“Vous n’avez aucun témoin qui dit explicitement que Nassimah Dindar a dit quelque chose au SDIS pour que ces deux salariés éphémères soient recrutés” a enchainé Me Luc Brossollet qui s’est évertué à démontrer à la cour que les témoignages contre sa cliente étaient le résultat de “conflits internes” et étaient “orientés”. 

Si au final cette affaire risque d’accoucher d’une souris, cette enquête aura au moins permis de couper court au phantasme de détournement de fonds publics qui ont largement été étalés dans une certaine presse. Et notamment celui qui consistait à dire que Nassimah Dindar employait sa femme de ménage et son jardinier aux frais du SDIS. Le dernier avocat de l’ancienne présidente du Conseil départemental, Me Djalil Gangate, a insisté sur ce point.

“Les procédures réglementaires ont été respectées dans ces deux recrutements” a lancé le bâtonnier ajoutant que pour le poste de femme de ménage, quatre postes étaient à pourvoir suite à des départs en retraite et des fins de contrat. “Celle qui officiait quelques heures au domicile de Madame Dindar et souhaitait trouver un contrat dans une structure a fait une candidature spontanée”.



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Source : https://www.zinfos974.com/Un-an-d-ineligibilite-requis-contre-Nassimah-Dindar-pour-une-banale-prise-illegale-d-interets_a194026.html

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